La Commission Européenne a adopté, ou a planifié, quelques directives pour combattre le changement climatique
au travers d'incitants importants pour des actions comme :
Promouvoir l'éolien, avec un potentiel de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre d'environ 3%.
Développer les biocarburants, avec un potentiel de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre de moins de 1%.
Limiter les émissions moyennes des voitures de 160g à 130g de
CO2, ce qui réduira les émissions de gaz à effet de serre d'environ 1%.
Supprimer les ampoules incandescentes, avec un potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'environ 1%.
Ces mesures sont certes louables, mais elles n'ont qu'un impact très limité sur la pollution urbaine ou encore sur la dépendance au pétrole- et aucun sur le bruit en ville. Beaucoup ont également des effets collatéraux négatifs sur l'environnement.
Par contre, les véhicules électriques, qui commencent à être commercialisés et pourraient améliorer significativement les problèmes de pollution urbaine, d'énergie et de changement climatique,
ne reçoivent encore que trop peu de soutien de la part de l'Union Européenne et de certains états membres.
Or les véhicules électriques sont actuellement plus chers que les véhicules avec moteur à combustion interne conventionnels car c'est une technologie nouvelle produite en petits volumes. Ils ont donc fortement besoin d'incitants financiers pour se déployer, sous forme de subventions pour la recherche, la production et l'achat, jusqu'à ce que la production en grande série les rende compétitifs.
Finalement, l'Europe n'est pas leader dans ce domaine. Les voitures électriques les mieux vendues dans le monde sont le quadricycle lourd indien REVA et le roadster américain Tesla. Les principaux producteurs de batteries lithium-ion pour automobiles sont japonais, chinois et américains. L'Europe doit faire un effort important si elle ne veut pas rester à la traîne dans ces technologies du futur.